Dans un immense noir saugrenu et terriblement intimidant,
Dans un silence assourdissant anormalement effrayant.
Mon corps se mit à vouloir de lui….
de ses mains, de sa peau collée contre la mienne mais surtout de lui en moi.
Voici donc
Ce corps que je croyais maintenir sous des tonnes de flots philosophique et
littéraires, ce corps dont je croyais en être la geôlière s’est mis a virevolter
dans le fleuve des désirs sombres . Et comme tout allait bien, mon esprit et
mon cœur l’ont rejoint.
Je n’ai pu fermer l’œil de la nuit ventilée par une onde de tristesse enrubanné
de rejet.
Mon esprit divaguait ,errait vers lui ,cherchant à titiller ses sens ,aiguiser son
désir ,lui le mystérieux inconnu de mes palpitantes et douces pulsions. Mon
corps tremblait ,sursautait et désirait chaque instant être avec lui . Lui laisser
libre cours à ses pensés, être son esclave ou sa catin soumise. Je voulais
être sienne, je voulais m’offrir à lui ,je voulais qu’il me baise,qu’il me prenne
partout. En haut, en bas, à gauche, à droite, derrière et devant. Je voulais que
ce bel être monté comme un étalon, bâti et fourré comme un Dieu me montre
la vigueur de ses reins et la puissance de son bâton….je me livra donc à la
tâche grotesque néanmoins poétique de guider l’organe de mon toucher vers
celui tant convoité. Je devins captive de ce désir qui jadis fut trop longtemps
enfoui.
Ma fleur laissa couler sans réfléchir le nectar éternel, l’eau vive de la vie.
Mais personne ne semblait y prêter une quelconque attention. Il était obnubilé
par des choses ordinaire et me laissa donc me languir de lui ,toute une nuit.
Je me mis à penser à d’autres, à tout ce qui un jour ont voulu de moi, pendant
un temps ou pour longtemps. Combien d’homme m’ont un jour aimé ?
Combien ont voulu copuler ,goûter au coït et faire la danse de l’amour? Je les
ai tous repoussé pour mon fameux Dieu monté de bois d’acajou. Je l’aimais
me dis je tout bas.
Mon cœur était aussi de la partie . Sauf mon âme qui semblait rester intacte
,mais le poids du silence de mon bien-aimé, le gazouillis de son indifférence et
la froideur des ses mots ont transporté celle ci vers une rivière de délicieux
plaisirs charnels. Je ne reviendrai plus, pas après y avoir goûté .
Depuis, mon corps tout entier cris et réclame justice pour toutes ses années
perdues à attendre sans jamais profiter des plaisirs de ma jeunesse, du corps
à corps, des souffles qui s’entremêlent ,des fluides qui se mélangent et de 2
âmes qui ne font qu’un, oubliant le monde avant et après eux.
Je veux me perdre désormais dans ce néant vertigineux et lamentablement
délicieux, je veux me perdre dans ces bruits sourds de plaisir masculin . Tant
pis si je suis désormais prisonnière de mes pensées malsaines . Pour une
première fois à ma mort, j’irai en souriant ,car alors le monde saurait que j’ai
vécu ma vie et que j’ai offert à tous ce que je réservais pour lui.
Josemel
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