Nos sites historiques, certaines rues de la capitale et tant d’autres lieux de mémoire sombrent dans une vallée de l’oubli. Une fois de plus, un drame surgit, occupera l’actualité le temps d’une semaine, puis s’effacera comme si rien ne s’était passé.
En ce 11 avril 2026, la Citadelle Laferrière a encore pleuré. Elle, qui pleure en silence, lourde de son histoire, écrasée sous le poids de nos irresponsabilités ; les nôtres, peuple et dirigeants confondus.
La Citadelle d’Henri pleure face à nos manquements répétés, ces manquements qui, inlassablement, engendrent des catastrophes. Pourtant, elle ne nous a jamais fait pleurer. Bien au contraire, elle est notre histoire, un symbole, un souffle de grandeur, un patrimoine mondial.
Qu’avons-nous fait d’elle ?
Qu’avez-vous fait d’elle ?
Nous avons transformé ce lieu de paix et de silence ; en vacarme, en désordre, en abandon. Et je ne demande aucune permission pour dire « nous », car un pays est le reflet des choix de son peuple : tel peuple, tels dirigeants.
Alors dites-moi, Mesdames, Messieurs, et vous en particulier, Monsieur le Ministre de la Culture, à quoi servent désormais vos bulletins ? À rien. La note est déjà sale, vous êtes tous non admis. Vous avez atteint ce point où l’on ne corrige plus, où l’on ne discute plus, ce point où l’on demande simplement de quitter la salle.
En Haïti, ce ne sont pas les tragédies qui nous font pleurer. Non. Ce sont nos propres irresponsabilités.
Et nous pleurerons encore, tant que chaque drame ne sera qu’un fait divers de plus, oublié après une semaine ou deux.
Lenz Vialy CASTIN
VIAL
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